La MiniTransat

La Transat 6.50, ou Mini Transat, est une course transatlantique en solitaire et sans assistance à bord de voiliers de 6,50 m. La traversée s’effectue en deux étapes, au départ de Bretagne, avec une escale d’un mois aux Îles Canaries, avant de rejoindre les Antilles.

Captura de pantalla 2015-06-22 a la(s) 16.55.37 84 concurrents en solitaireLongueur d’un Mini : 6,50m – 20e édition – épreuve créée en 1977
4 020 milles nautiques – 7 445 km (soit la distance entre Paris et Katmandou)
Départ le 19 septembre 2015 de Douarnenez (Etape1 : Douarnenez – Lanzarote)
ETA à Lanzarote à partir du 25 septembre 2015
Départ le 31 octobre 2015 de Lanzarote (Etape 2 : Lanzarote – Pointe-à-Pitre, Guadeloupe)
ETA en Guadeloupe à partir du 14 novembre 2015

(Wikipedia) Jean-Luc Van Den Heede, deuxième de la Transat 1979 en parlait ainsi :

«  En dehors des tours du monde, je ne connais pas une course aussi extraordinaire. Il y a autant de vainqueurs possibles que de concurrents au départ »

La Mini Transat a été créée pour réagir au gigantisme des courses transatlantiques qui sont organisées depuis les années 70. Dans l’esprit de Bob Salmon, il s’agissait de renouer avec l’esprit aventureux des premières transatlantiques, telles qu’elles étaient vécues par Éric Tabarly par exemple. Ainsi, les concurrents de la Mini Transat ne disposent que du minimum technique indispensable pour traverser l’Atlantique. Depuis quelques années, GPS et VHF sont autorisés (jusqu’alors, le sextant était encore le seul moyen de navigation autorisé) mais les concurrents ne disposent pas de routage météo par satellite, contrairement à la plupart des autres courses transatlantiques. Les marins n’ont aucun contact avec la terre, ils n’ont pas le droit de demander une assistance au risque d’être disqualifiés. Chaque Mini possède une balise satellite de positionnement et d’appel de détresse en dernier recours. Aussi, les voiliers se doivent d’être insubmersibles. Pour assurer leur sécurité en haute mer, des voiliers appelés « bateaux accompagnateurs » veillent au milieu de la flotte tout au long du parcours. Le règlement en exige 1 pour 12 Minis2.

Les bateaux utilisés sont allégés au maximum. Deux catégories de bateaux courent en même temps mais sur des classements séparés. D’une part, des prototypes, véritables laboratoires de technique nautique (c’est sur les Minis qu’ont été notamment testées les premières quilles pendulaires), d’autre part les bateaux de série, qui sont des anciens prototypes ayant fait leurs preuves et qui sont alors construits en série (plus de 10 unités). Les marins courant en Classe Mini, surtout en prototype, sont généralement des « as de la bidouille » qui ont conçu, préparé et amélioré tout seul leur bateau.

Info de http://www.minitransat.fr:

  • Une course qui se court en solitaire et en solitude, sans contact avec la terre
  • Les Mini, plus petits bateaux de course au large : un espace de vie de 2m2
  • Un tremplin vers une carrière de skipper : paroles d’anciens

« Passe ta Mini, d’abord ». En vingt éditions, ils seront plus de 1200 solitaires à être passés par cette épreuve initiatique, qui pour beaucoup restera une expérience inoubliable. Certains ont continué leur route sur d’autres circuits Class40, Figaro, IMOCA ou multicoques de tous poils. D’autres sont retournés à leur vie d’avant. Mais tous le concèdent : la Mini les a transformés. Etude d’un phénomène.

Un parcours en solitude

A bord d’un Mini, les seuls liens que les coureurs ont avec l’extérieur sont la VHF, qui permet de communiquer avec d’autres bateaux dans un périmètre relativement restreint (environ 20km, une paille à l’échelle de l’océan) ainsi qu’un poste de radio BLU qui leur servira, une fois par jour, à récupérer le bulletin météo émis par la direction de course et le classement. Mais qui n’a jamais tenté de recevoir une émission de radio balloté dans un shaker humide, où les bruits parasites des poulies qui grincent et des vagues qui cognent la coque, couvrent aisément une voie crachotante, ne connaît pas les affres de la prise du bulletin en Mini.

Pour assurer la sécurité des 84 marins, sept bateaux accompagnateurs sont répartis dans la flotte. C’est par leur intermédiaire que la terre obtient des nouvelles des concurrents. Et en plus, ce dispositif bénéficie pour la première étape d’un soutien de poids avec la présence du PSP Cormoran de la Marine Nationale.

Mais pour les marins, la Mini Transat Îles de Guadeloupe, c’est la quasi certitude de se retrouver coupé du monde pendant parfois trois, voire quatre ou cinq jours, dès lors que la flotte commence à s’éparpiller sur l‘Atlantique. Tous le disent : c’est un véritable cap psychologique qu’il faut franchir pour gagner ses galons. Beaucoup l’avouent : ils ont été plus d’un à « péter un plomb » avant de reprendre leurs esprits…

Ils ont dit :

Bernard Stamm, vainqueur de la Barcelona World Race 2012 (Mini Transat 1995, 3e) :

La Mini Transat, c’est mon premier chantier de bateau. Pierre Rolland, qui était encore inconnu comme architecte avait fait les plans de mon Mini… Ensuite il a fallu le construire. On a fait ça dans un hangar à Lesconil. Il faut croire que le processus me plaisait puisque j’ai recommencé la même chose avec mon premier IMOCA.”

Roland Jourdain, double vainqueur de la Route du Rhum 2006 et 2010 (Mini Transat 1983, abandon) :

“Cette Mini Transat a été un condensé de tout ce qu’on doit connaître dans une carrière de marin. Se prendre de passion pour une course, trouver un bateau, chercher un sponsor, prendre le départ, couler au large du cap Finisterre avant d’être recueilli par un cargo… L’histoire a failli mal se terminer, car les carabiniers espagnols me prenaient pour un trafiquant de drogue et voulaient me garder en prison…”

Charlie Dalin, Champion de France de Course au Large 2012, (Mini Transat 2009, 2e bateau de série) :

“C’est en faisant la Mini Transat que j’ai compris que ma vocation était bien de devenir skipper professionnel. Une fois qu’on a goûté ces sensations, c’est impossible de revenir en arrière.”

Alex Pella, vainqueur de la Route du Rhum 2014 en Class40 (Mini Transat 2003, 2005 et 2007)

 » La Mini Transat est sans aucun doute la course off-shore la plus authentique. Je recommande fortement cette expérience à chaque marin, c’est quelque chose que vous devez faire au moins une fois dans votre vie. Le manque de communication est ce qui rend cette course authentique, vous êtes seul là-bas, vous ne pouvez pas partager vos expériences avec tout le monde et c’est vraiment intense. Il faut être fort, rester concentré et préparé. « 

mini_transat_xavier_leoty_afp
http://www.la1ere.fr/2015/05/19/mini-transat-2015-deja-55-skippers-qualifies-257045.html

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